Quatre affaires réelles, dont deux jugées. On ne vous les montre pas pour vous faire peur — mais parce qu'une formation qui ne montre que ce qui marche n'est pas une formation.
Découverte · aucun prérequis ~20 minVous venez de voir douze secteurs où l'IA produit des résultats mesurés. Si on s'arrêtait là, vous repartiriez avec une image fausse — et vous vous feriez avoir la première fois que ça dérape chez vous.
Un formateur qui ne peut citer aucun échec documenté n'a pas étudié son sujet, ou il vous vend quelque chose. Posez-lui la question. C'est aussi valable pour nous : voici les nôtres.
Les quatre affaires de ce module sont publiques. Trois ont donné lieu à une décision formelle — deux de justice, une d'autorité de régulation — référencée et consultable.
L'IA produit une information fausse, présentée avec le même aplomb qu'une vraie. Personne ne vérifie.
Cas : deux avocats, New York, 2023Votre outil dit quelque chose à un client. Ce qu'il dit vous engage, même si vous ne l'avez pas écrit.
Cas : Air Canada, 2024Le modèle apprend sur votre passé. Si votre passé était injuste, il apprend l'injustice — et la répète.
Cas : Amazon, 2018Retenez ces trois mots. Tout le reste du module les illustre, et les trois réflexes de la fin les désamorcent.
Un avocat demande à ChatGPT de trouver des précédents favorables à son client. L'outil en produit six, parfaitement formatés.
Un doute, quand même. Il demande à ChatGPT : « ces affaires sont-elles réelles ? » L'outil répond que oui.
Le mémoire est déposé. La partie adverse cherche les décisions citées. Elle n'en trouve aucune.
Le tribunal sanctionne les avocats et leur cabinet. L'affaire fait le tour du monde.
Le montant en jeu est dérisoire — quelques centaines de dollars. C'est le principe qui compte, et il est désormais posé.
Traduisez-le chez vous : si vous branchez une IA en contact avec vos clients, ce qu'elle dit, c'est vous qui le dites.
Source de presse, pas une décision de justice — on vous le dit, parce que ce n'est pas le même niveau de preuve que les deux affaires précédentes.
Personne chez Amazon n'a programmé « écarter les femmes ». L'outil a simplement reproduit une régularité qu'il a trouvée dans les données. C'est ça, un biais : pas une intention, une imitation.
Vous faites trier vos candidatures, vos devis ou vos réclamations par une IA entraînée sur vos décisions passées. Question à se poser avant, pas après : mes décisions passées, étaient-elles toutes bonnes ?
L'avocat, la compagnie aérienne, Amazon : dans les trois cas précédents, c'est celui qui déploie l'IA qui répond de ses actes. Cette affaire-ci vise directement l'éditeur — OpenAI — pour la manière dont le modèle a été entraîné.
Aucun tribunal n'a condamné une IA — ça n'existe pas. La responsabilité reste, entièrement, chez celui qui publie, qui déploie, qui entraîne, ou qui signe. C'est une mauvaise nouvelle et une excellente : ça veut dire que c'est entre vos mains.
Qu'un outil puissant sans vérification humaine produit des dégâts — comme n'importe quel outil puissant.
Que l'outil est inutile. Le module précédent montrait un essai clinique sur 105 934 femmes. Les deux sont vrais en même temps.
| Affaire | Date | Référence | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|
| Décisions inventées | 22 juin 2023 | Mata v. Avianca, Inc. — S.D.N.Y., juge P. Kevin Castel | décision de justice |
| Chatbot qui engage | 14 février 2024 | Moffatt v. Air Canada — 2024 BCCRT 149 | décision de justice |
| Tri de CV biaisé | 10 octobre 2018 | Reuters — enquête | presse |
| Éditeur sanctionné, puis suspendu | 20 déc. 2024 · appel 21 mars 2025 | Garante per la protezione dei dati personali — décision n° 755 | décision d'autorité, en appel |
Aucune capture d'écran dans ce module : les bases juridiques (CanLII, CourtListener), les sites de presse et le régulateur italien ne se laissent pas copier. Les références ci-dessus se vérifient à la main, en une recherche. Nous vous encourageons à le faire.